Améliorer les transports, accélérer le désenclavement et renforcer la sécurité routière

En l’état actuel, le transport constitue une contrainte pour le développement harmonieux du Burkina Faso, pays agricole enclavé. Pour relever le défi de la mobilité humaine tout en réduisant le coût des transports dans la production et la commercialisation de nos produits, les objectifs stratégiques suivants seront poursuivis :

  • poursuivre les efforts de désenclavement interne et externe du territoire national ;
  • réaliser les diverses plateformes logistiques et les infrastructures de transit (port-secs, aérodromes, gares routières, terminaux à conteneurs,…) ;
  • fluidifier le trafic interurbain et international et améliorer de façon continue les conditions de transit ;
  • réduire les coûts de transport et de transit et mettre à niveau les services de transport (confort, célérité, régularité, sécurité) ;
  • améliorer la mobilité urbaine et rurale et promouvoir l’offre de transport fluvial ;
  • lutter efficacement contre l’insécurité routière sous toutes ses formes.

Au plan sectoriel, les actions suivantes doivent être menées. En matière de transport routier interurbain et international, les mesures suivantes seront prises.

La consolidation, le développement du réseau routier et l’amélioration de la gestion du patrimoine routier à travers :

  • des actions d’entretien, de réhabilitation, de développement et d’extension du réseau routier en mettant l’accent sur les chaînons manquants des principales voies en direction des pays limitrophes (appui à l’intégration régionale) ;
  • le soutien à la mise en œuvre du projet autoroute Ouaga-Bobo-Yamoussoukro ;
  • le renforcement de la lutte contre les surcharges et la construction des postes de pesage sur les principaux axes routiers.

L’amélioration des conditions de transit sur les principaux corridors desservant le Burkina Faso grâce :

  • au renforcement de l’action du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) ;
  • à la lutte contre les pratiques anormales (surtaxes, perceptions illicites, faux frais) par la mise en place d’un observatoire au plan national avec un numéro vert qui sera le relai de l’observatoire des pratiques anormales (OPA) de l’UEMOA ;
  • à la simplification, l’assouplissement et l’informatisation des procédures administratives et douanières et l’interconnexion des systèmes d’information et de traitement ;
  • à la limitation des postes de contrôles et au regroupement des services impliqués à l’exemple du poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé.

L’amélioration continue des services de transport et le renforcement de la compétitivité de l’industrie du transport routier de personnes et de marchandises par :

  • la poursuite des efforts en matière de libéralisation de l’accès au marché du fret ;
  • la promotion du renouvellement du parc automobile par des mesures incitatives et la révision de l’âge limite des véhicules importés ;
  • la formation et la professionnalisation des acteurs du secteur.

La mise à niveau et le développement des infrastructures de transport rural et l’amélioration de l’accès des populations aux Moyens Intermédiaires de Transport (MIT) par :

  • l’amélioration du réseau routier rural par des actions de mise à niveau et de mise aux normes et par des actions d’aménagement permettant d’atteindre un taux d’accessibilité d’au moins 50%. Il s’agira d’aménager 5 000 km supplémentaires de pistes rurales, portant la longueur totale à 51 000 km ;
  • le recours au génie militaire pour l’exécution des travaux d’infrastructures en milieu rural ;
  • la promotion de l’utilisation des MIT en améliorant les circuits de commercialisation, en appliquant des mesures de dégrèvements fiscaux et en créant un tissu d’artisans locaux pour la fabrication et la réparation ;
  • la promotion de la mobilité de la femme rurale et des personnes vulnérables et l’intégration de la participation des populations dans l’exécution des programmes.

2016-10-12T14:50:37+00:00