La promotion de la femme au cœur du programme du candidat

En matière de promotion de la femme, le nouveau défi est de passer de la parole aux actes avec des indicateurs de performance pour les résultats à atteindre. Aussi, en plus de la scolarisation gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans et de l’accès aux services de santé, mes objectifs en matière de promotion de la femme sont les suivants :

  • promouvoir et rendre effectifs les droits fondamentaux de la femme ;
  • promouvoir l’accès des jeunes filles à l’enseignement supérieur et aux institutions de formation professionnelle ;
  • lutter contre l’exploitation de la jeune fille sous toutes ses formes ;
  • renforcer l’accès des femmes aux crédits ;
  • lutter contre les grossesses précoces en milieu scolaire ;
  • réduire la pénibilité des tâches des femmes.

En matière de renforcement des droits fondamentaux de la femme, je prends l’engagement de faire appliquer effectivement les textes luttant contre les violences faites aux femmes et contre les discriminations dont elles sont victimes. A cet effet, il sera procédé dès la première année du quinquennat, à l’inventaire et à l’évaluation de tous les textes et cadres ou mécanismes existants en la matière au niveau national et/ou international, en vue de planifier leur application effective.

Les dispositions seront prises pour renforcer la participation de la femme aux instances de prise de décision. (Législatif et exécutif).

 

Dans le cadre de la lutte contre l’exploitation de la jeune fille sous toutes ses formes, les actions majeures suivantes seront mises en œuvre :

  • la réduction du taux d’abandon scolaire des jeunes filles de 70% à travers des contrats d’objectifs à convenir avec les collectivités locales et la mise à disposition de moyens pour apporter au niveau local les solutions appropriées pour lutter contre ce phénomène (sensibilisation des familles, aides diverses, etc.) ;
  • la réinsertion des jeunes filles déscolarisées et non scolarisées dans des structures de formation professionnelle avec des mesures d’accompagnements pour leur installation effective ;
  • la répression des cas de maltraitance et d’esclavage de jeunes filles qui constituent une violation des droits de l’Homme.

Les organisations de la société civile (OSC) et les collectivités locales seront mises à profit pour identifier les cas de violation et permettre aux jeunes filles victimes de rentrer dans leurs droits.

Afin de réduire le taux de grossesses précoces en milieu scolaire, il sera procédé à la révision des curricula d’enseignement en milieu scolaire, par l’intégration des modules sur la santé sexuelle et reproductive.

S’agissant du pouvoir économique de la femme, leur accès aux crédits sera facilité par une réorganisation des structures existantes qui seront renforcées par des dotations budgétaires plus conséquentes. De plus, les femmes seront prioritaires dans l’attribution des terres nouvellement aménagées par l’État afin de favoriser leur participation au développement de l’agriculture et accroître leurs revenus. Afin que les problèmes liés à l’épanouissement des femmes et à leur participation au développement soient régulièrement identifiés et résolus, une structure de veille sera mise en place aux fins de mener permanemment des réflexions sur :

  • les difficultés de la femme en milieu rural et urbain et les solutions possibles ;
  • les conditions d’accès des femmes entrepreneures aux crédits et leur accompagnement dans la gestion de leurs sociétés ;
  • le rôle des femmes dans la recherche et les moyens pour les promouvoir.
2016-10-12T14:50:37+00:00