La Réponse du 17 novembre

Mettre l’accent sur la formation des acteurs du secteur informel

De la vendeuse de fruits qui se bat quotidiennement et inlassablement pour sa survie au petit mécanicien d’engins à 2 roues. Du vendeur de tissus à l’artisan de bronze. De la « dolotière » au crieur de journaux. Du cireur ambulant au débrouillard propriétaire de parking. Du photographe du quartier au taximan. Tous relèvent du secteur informel qui concentre au Burkina plus de 150 métiers et occupe près de 70% de la population active. Sa contribution au produit intérieur brut s’élève à 50% et sa part contributive à la création de richesses est non négligeable puisqu’elle est évaluée par certains spécialistes comme créant par an la moitié des richesses générées par l’économie nationale. Nonobstant cette importance, le secteur de l’informel est rarement traité à sa juste valeur. Ses difficultés sont pourtant connues : 75,1% des acteurs du secteur informel n’arrivent pas à écouler convenablement leurs produits ; l’inaccessibilité au crédit pour la plupart et son coût élevé ; les difficultés pour assurer un approvisionnement régulier en matières premières ; le manque d’équipements…

Le candidat du MPP veut accroître le potentiel du secteur informel à travers la mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de renforcement des capacités des acteurs. Ce qui aura pour résultats de favoriser l’évolution progressive des entreprises informelles vers des entreprises formelles. Les mécanismes et dispositifs essentiels envisagés sont, entre autres, la formation des acteurs de l’informel en entreprenariat, en comptabilité et dans des domaines techniques en rapport avec leurs activités respectives ; l’incitation à la mutualisation de leurs moyens pour créer des Petites et Moyennes Entreprises (PME) ; la facilitation de l’accès aux financements dans le cadre d’un programme d’accompagnement pour aboutir à une formalisation progressive et effective ; l’extension effective et rapide des prestations des institutions de protection sociale aux travailleurs du secteur informel ; il
s’agit notamment de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et de l’Assurance Maladie Universelle.

Somme toute, le candidat du MPP est conscient qu’un pays africain qui néglige son secteur informel est un pays qui échouera dans le domaine de l’économie. Roch Marc Christian KABORE, l’économiste est bien placé pour le savoir. Avec lui, le secteur informel se portera mieux et subséquemment, notre économie nationale en tirera un bénéfice certain.

Dans ce numéro :

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2016-10-12T14:50:37+00:00