Meeting de Koudougou : le grand discours d’orientation politique de salif Diallo à Koudougou

De tous les propos qu’il a pu tenir à l’occasion de la campagne présidentielle, Salif Diallo n’a jamais été aussi inspiré qu’au meeting de Koudougou où il a tenu un discours que l’histoire politique nationale accordera dignement une page. On pourrait parler désormais du D.O.P du 12 Novembre 2015.

L’homme est connu pour son franc- parlé et son aisance à la parole. Dans les meetings du MPP, en plus du programme du candidat Roch Marc Christian KABORE que les électeurs souhaitent entendre, le discours du 1er vice-président Salif Diallo demeure le moment le plus attendu, bien devant les prestations des vedettes de musique.

Mais à cette étape de la tournée du parti, il n’avait jamais été aussi inspiré face à l’assistance.

Prenant la parole timidement, Dieu seul savait le discours de vérité qui allait être livré par Salif Diallo à Koudougou. En effet, s’attardant sur l’aspect « réforme institutionnelle et administrative » de la vision du candidat du MPP, il a toute suite déclaré que le MPP opte d’office pour le passage à la 5eme République par referendum pour élargir le contrôle populaire sur l’administration et renforcer la démocratie. Fini le temps des présidents monarchiques et super puissants. Il n’y aura que de président démocrate et républicain avec le MPP.

Cette politique du parti avec Roch Kaboré sera la suivante selon Salif Diallo :

  • La mise en place d’un gouvernement compétent et efface dont la présence massive de jeunes et de femmes ;
  • La création d’agence de contrôle et d’exécution du programme dans tous les ministères pour éviter que des ministres ne se transforment au fil du temps en potentats. Ils ne devront être que des serviteurs d’état sous le contrôle du Président du Faso et du Peuple militant. Et pour cela tout ministre incompétent ou corrompu sera balayé sans attendre un remaniement ministériel ;
  • Un renforcement du contrôle populaire aussi bien dans les collectivités locales que dans les institutions centrales ;
  • Une reforme accélérée des institutions dans un délai de six mois pour être en phase avec le plan de relance économique ;
  • Une réintégration de l’armée nationale dans ses missions et fonctions primitives qui sont celles de défendre la nation et de veiller à la protection des personnes et des biens. Les militaires doivent désormais s’abstenir à toute immixtion au débat politique nationale à travers des coups d’Etat inutiles et rétrogrades. « Nous ne voulons plus de démocratie en kaki ou une démocratie en cravate colorée en kaki » ;
  • L’instauration d’une politique d’égalité des chances dans les marchés publics guidée par une économie de marché à visage humain ;
  • Une révision de la convention collective du travail pour permettre à la masse ouvrière d’avoir des droits bien respectés et ne plus être victime de privatisation sauvage et à des fermetures d’usines qui entrainent des licenciements massifs des travailleurs ;
  • une mise en place d’un code d’investissement attractif mais garantissant la justice sociale qui prend en compte l’intérêt supérieur du peuple burkinabé ;
  • La promotion d’une mutuelle généralisée dans toutes les entreprises pour la prise en charges sociales des travailleurs ;
  • La révision du Salaire Minimum Garanti (Smig) en faveur du peuple parce qu’il n’est pas acceptable que le niveau de vie grimpe avec un Smig qui reste stagnant.

Cette vision politique selon Salif Diallo avait été proposée depuis que les leaders du MPP étaient avec Blaise COMPAORE. Mais dans ce régime anti démocratique, deux courants s’affrontaient : ceux qui tenaient à la monarchisation du pays contre ceux, avec Roch en tête, qui se battaient pour la libération du peuple. « N’ayant pas eu gain de cause, nous avons claqué la porte en disant merci. Nous n’avons pas honte de dire que nous avons travaillé avec Blaise Compaoré puisqu’à ses coté nous travaillions pour le peuple et non pour sa famille. Et à chaque fois que nous n’étions pas d’accord nous l’avions dit. Donc nous avons quitté le régime par principe et non par autres considérations».

C’est pourquoi nous avons marqué la rupture pour proposer au peuple, notre vision de gouvernance bâtie sur un nouveau modèle de valeurs sociales avec Roch Marc Christian Kaboré.

2016-10-12T14:51:06+00:00