Le phénomène des filles mères : la solution du candidat Roch

Dans les centres urbains et sur les sites d’orpaillage, on les appelle les FM. N’allez surtout pas penser aux fréquences radiophoniques. Les FM dont il est ici question sont les filles mères. Appellation péjorative dont il faut se battre pour son rejet ou son refus. En attendant, l’on constate que le phénomène des filles mères au Burkina croît de façon considérable d’année en année. Il est lié au taux d’accroissement global de la population qui est de 3,1% et à une démographie dominée à 70% par les jeunes.

La croissance démographique étant elle-même liée étroitement à la fécondité : 6,8 enfants par femme en âge de procréer en 1996 contre 6,2 en 2006. Cette fécondité est galopante dans la tranche des adolescents et des jeunes.

De nos jours, il n’est pas rare de trouver des fillettes de 14 et 15 ans porter un bébé. Les causes de ce phénomène sont diverses : grossesses non désirées, pauvreté, abandon ou rejet familial, ignorance, maltraitance, absence de dialogue entre parents et enfants, exode rural, etc.

Des statistiques générales ne sont pas disponibles sur l’ensemble du phénomène des filles mères et des grossesses non désirées ne sont pas disponibles.

Cependant selon l’UNICEF le phénomène des grossesses non désirées des jeunes filles en milieu scolaire au Burkina constitue un véritable fléau.

Une étude indique que près de 1016 cas ont été enregistrés dans sept (7) régions du pays au cours de l’année scolaire 2011-2012. Le candidat du MPP à la présidentielle 2015 salue toutes les associations et les institutions internationales qui se battent quotidiennement pour améliorer la situation des filles mères au Burkina. Le programme du candidat prévoit dans le cadre de la lutte contre l’exploitation de la jeune fille sous toutes ses formes, des actions majeures : la réduction du taux d’abandon scolaire des jeunes filles de 70% à travers des contrats d’objectifs à convenir avec les collectivités locales et la mise à disposition de moyens pour apporter au niveau local les solutions appropriées pour lutter contre ce phénomène (sensibilisation des familles, aides diverses). La réinsertion des jeunes filles déscolarisées et non scolarisées dans des structures de formation professionnelle avec des mesures d’accompagnement pour leur installation effective.

2016-10-12T14:50:53+00:00