Rendre le commerce plus dynamique

Le commerce occupe une frange importante de la population active, surtout chez les jeunes. Il a besoin d’être mieux organisé afin d’en faire un vecteur de croissance, créateur de valeur ajoutée au profit de la nation entière. Les objectifs suivants seront poursuivis :

  • lutter contre la fraude à tous les niveaux ;
  • définir les règles saines de concurrence tout en supprimant les monopoles de fait ;
  • instaurer un système de régulation pour le contrôle/surveillance de la qualité et des prix ;
  • mettre en place un observatoire du commerce ;
  • développer des mécanismes pour mieux maitriser la spéculation sur les produits de première nécessité ;
  • mettre en place des centrales d’achats pour les produits de grande consommation ;
  • promouvoir la consommation de nos produits locaux par l’application du mot d’ordre « consommons burkinabè ».
En matière de commerce extérieur, mes objectifs stratégiques se présentent comme suit :
  • définir une politique de certification/traçabilité de nos produits ;
  • inciter la transformation locale de nos matières premières ;
  • dynamiser les actions des structures en charge de la promotion du commerce extérieur.
La lutte contre la fraude tout comme la définition des règles saines de concurrence exige la prise des mesures suivantes :
  • l’information effective des procédures douanières ;
  • la délivrance des pièces comptables (douane et impôts) sur des documents sécurisés ;
  • la consolidation des bases de données douanières et fiscales ;
  • la suppression des monopoles de fait ;
  • la révision du cadre légal du commerce ;
  • la refonte de la Commission Nationale de la Concurrence
Je m’engage à rendre plus dynamique les institutions de régulation en charge du contrôle de la qualité des produits et des prix et à mettre en place un observatoire du commerce, à travers les actions suivantes :
  • l’élaboration d’une plateforme de système d’information sur les marchés ;
  • la diffusion des meilleures pratiques sur la compétitivité au niveau national /régional;
  • le renforcement du partenariat public-privé ;
  • la promotion du commerce et des foires commerciales.
Pour la maîtrise de la spéculation sur les produits de première nécessité, je m’engage à créer des centrales d’achats pour les produits de grande consommation et à définir une politique de certification /traçabilité de nos produits. L’incitation à la transformation locale de nos matières premières est essentielle et se fera par l’accroissement des investissements publics-privés pour la transformation locale et le développement de la chaîne de valeur et la prise de mesures visant à promouvoir la consommation des produits burkinabé.

 

Promouvoir le secteur de l’artisanat

Au regard de l’importance socioéconomique du secteur de l’artisanat au Burkina Faso, une priorité sera accordée à ce secteur créateur d’emplois et de richesses.

L’objectif principal visé est de « faire de l’artisanat un secteur porteur de croissance encouragée par une promotion d’entreprises artisanales de référence ayant des effets d’entrainement ». Les objectifs spécifiques poursuivis sont :

  • promouvoir une réglementation du secteur et une organisation des acteurs incitatives à l’exercice de l’activité artisanale ;
  • développer une masse critique d’artisans techniquement compétents dans les métiers
  • porteurs de croissance et dans les technologies innovantes ;. instaurer un système de financement qui facilite l’accès au crédit par les artisans ;
  • améliorer l’accès des produits de l’artisanat aux marchés ;
  • assurer une meilleure visibilité des produits et services de l’artisanat pour susciter le changement de mentalités au sein de populations.
Pour dynamiser le secteur de l’artisanat au Burkina Faso, plusieurs actions fortes seront entreprises.

 

La mise en place d’une réglementation et d’une organisation du secteur de l’artisanat, à travers :

  • une meilleure structuration des métiers de l’artisanat et l’élaboration de textes normatifs pour réglementer le secteur de l’artisanat ;
  • une incitation à la formalisation des entreprises artisanales ;
  • une dynamisation des structures déconcentrées (chambre des métiers de l’artisanat et les directions de l’artisanat).
La formation d’une masse critique d’artisans techniquement compétents avec les mesures fortes à entreprendre dont les principales sont :
  • la création de centres de formation de référence aux métiers de l’artisanat ;
  • la promotion d’un système de certification des qualifications aux métiers de l’artisanat;
  • le renforcement de la formation professionnelle aux métiers de l’artisanat ;
  • l’appui à l’insertion socio-économique des apprentis formés ;
  • le perfectionnement des artisans.
L’instauration d’un système de financement qui facilite l’accès au crédit des artisans par le renforcement des fonds nationaux de financement des micro- projets des artisans et la mise en place de kits incitatifs d’installation des artisans.

 

Toutes ces actions seront renforcées par la promotion d’une meilleure visibilité des produits et services de l’artisanat à travers :

  • l’appui aux artisans pour leur participation aux foires et salons nationaux et internationaux ;
  • la création et l’équipement d’infrastructures commerciales dans les zones à fortes potentialités de produits artisanaux porteurs ;
  • la promotion des produits de l’artisanat ;
  • la mise en exergue des potentialités de chaque région en matière d’artisanat ;
  • l’accessibilité renforcée du marché de l’artisanat aux commandes publiques.
2016-10-12T14:50:36+00:00