Roch Marc Christian KABORE et consorts concernés par les critères d’inéligibilité de la loi électorale et par l’opération « mains propres »

La loi portant modification du Code électoral a été promulguée par le Président du Faso avec une disposition identique insérée dans les articles 135, 166 et 242 relative à l’inéligibilité aux élections présidentielle, législatives et municipales de « Toutes les personnes ayant soutenu un changement anticonstitutionnel qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique notamment au principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels ayant conduit à une insurrection ou à toute autre forme de changement ».

Dans un article paru dans des journaux de la place en relation avec le sujet courant ce moisd’avril 2015, un responsable du MPP traite Djibrill Bassolé « d’homme cagoulé », d’« être spécial, à la fois avec le loup et l’agneau », et déclare que « toutes les gesticulations de ses comparses et autres zélateurs tendant à faire croire qu’il n’a pas soutenu la modification de l’article 37 ne sont que propagande trompeuse et éhontée ».

Il ajoute que « naturellement, ceux qui ont baigné dans la forfaiture ne peuvent que crier à l’exclusion malgré la reconnaissance explicite de leur erreur et leurs demandes de pardon. Tout à fait incohérent de la part de ceux-ci. »

L’on ne peut que s’étonner de la dureté de ces termes de la part du porte-parole de personnes qui n’ont quitté la cour du chef que lorsqu’elles ont été expulsées de la table des convives. L’on ne peut que s’étonner également d’un tel langage de la part du porte-parole de personnes qui ont été les premiers à faire leur mea culpa, à reconnaitre de façon explicite leurs erreurs et à demander ouvertement pardon.

2016-10-12T14:52:52+00:00